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portraits du 10 : Michel Lagarde

09/05/2021

portraits du 10 : Michel Lagarde

Photo ©Laurent Delhourme

 

Nous avons choisi, comme premier portrait, celui de Michel Lagarde et de son journal emblématique du 10e : Le Journal du Village Saint-Martin. Cet amoureux du quartier n’a pas seulement choisi d’y vivre et d’y travailler, il lui consacre aussi un journal trimestriel de qualité, distribué gratuitement ! Il nous raconte son histoire, son lien avec le quartier ainsi que son journal et ses valeurs.

 

Qui êtes-vous Michel Lagarde ?
J’ai plusieurs casquettes : Je suis fondateur d’Illustrissimo, une agence qui représente une centaine d’artistes, en particuliers des illustrateurs, sous différents labels. J’édite aussi 4 ou 5 livres par an, sous le label Michel Lagarde. Je suis aussi l’heureux propriétaire de la galerie Treize-dix au 13 rue Taylor, où je célèbre en ce moment le centenaire du salon de l’araignée en exposant des illustrations issues de ce salon prestigieux.
Depuis 3 ans je publie aussi le journal trimestriel du Village Saint-Martin.

 

Le journal du Village Saint-Martin en 10 mots :
Paris 10e, quartier, actualités, patrimoine, culture, illustrations, photos, gratuit, indépendant, commerçants.

 

Et en un peu plus de mots :
C’est un journal indépendant et neutre, avec une approche esthétique forte. Je fais appel à différents intervenants : Rédacteurs, chroniqueurs, photographes et beaucoup d’illustrateurs car c’est de là que le projet est parti.

 

Où le trouver ?

Dans environ 200 lieux du quartier : Dans des commerces, les restaurants, les médiathèques, les centres de loisirs…  dans les lieux du quartier qui ont de la place pour le présenter et l’envie de le distribuer. Le cœur de la distribution du journal est le Village Saint-Martin, c'est-à-dire le périmètre entre la porte Saint-Martin et le canal Saint-Martin. Mais nous le distribuons aussi plus largement dans les autres parties du 10e arrondissement car le meilleur du Xe est partout dans le 10e ! A la sortie d’un numéro, la diffusion est effectuée par un coursier en vélo triporteur qui dépose le stock dans tous les points de distribution de l’arrondissement. C’est ensuite notre petite équipe de volontaires qui procède au réassort en cours de période. D’ailleurs, si certains de nos lecteurs sont intéressés pour nous aider à ce sujet, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter car nous avons des stocks à disposition ! Si vous le cherchez, les plus gros centres de distribution sont la Biocoop rue de Lancry et la médiathèque Françoise Sagan !

 

Quand et comment vous est venue l’idée de le lancer ?
Ce journal est lié à mon histoire professionnelle et personnelle. Ma société venait de s’installer rue Bouchardon et nous cherchions une activité intéressante pour une stagiaire graphiste. Nous avons alors eu l’idée de la faire travailler sur un plan du quartier. C’est à ce moment-là que j’ai créé le label “Village Saint-Martin”. Ce plan est ensuite devenu un guide, puis un journal du quartier ! Sa première édition a été distribuée en septembre 2018.

 

Que représentent le 10e et le quartier Saint-Martin/Château d’eau pour vous ?
J’ai un lien personnel fort avec ce quartier. Je ne suis pas parisien d’origine et lorsque je me suis installé à Paris en 1992, ma première adresse était le 70 rue du Faubourg Saint-Martin, à côté de la mairie. La raison de ce choix est le fait qu’à l’époque il s’agissait sans doute du quartier de Paris le plus accessible financièrement ! J’ai tout de suite aimé l’ambiance de ce quartier ! C’est ce qui m’a amené à toujours évoluer dans le 10e pour mon habitation et mes bureaux. Je me considère comme parisien mais je passe beaucoup plus de temps dans le 10e que dans les autres arrondissements de Paris. Enfin, si je remonte à mon enfance : J’habitais tout près de Bordeaux, dans le bourg de Villenave d’Ornon, tout à côté de l’église Saint-Martin. Un esprit village qui m’a marqué et que j’ai recherché en m’installant à Paris. Sans doute l’enfance ne nous quitte jamais ! J’ai peut-être été inconsciemment influencé par ce souvenir quand j’ai imaginé le premier plan de quartier en 2012, puis le journal en novembre 2017. Depuis lors, ce nom de “Village Saint-Martin” a circulé sur les annonces des agences immobilières et est passé dans le langage courant des habitants de cette partie du 10e, ce qui constitue une petite satisfaction personnelle.

 

Comment et où se fabrique le journal ?

Ça part d’une histoire d’amitié. Il est imprimé à Chaumont en Haute Marne (2 heures depuis gare de l’Est) où un ami possède une imprimerie familiale et imprime, entre autres, le journal de la Haute Marne. Avant d’avoir l’idée de ce journal, j’avais créé un catalogue d’exposition pour ma galerie du 13 rue Taylor sous forme de journal que j’avais imprimé là-bas. Ça a donc été une évidence d’imprimer le journal du Village Saint-Martin sur place aussi par la suite. Le premier numéro du journal a été tellement plébiscité que nous avons décidé de réitérer et de le sortir de manière trimestrielle à chaque changement de saison. Le format du journal évolue au fil des numéros avec pour objectif de ne jamais se lasser et de toujours le perfectionner. Cependant, les fondamentaux du premier numéro sont toujours valables et nous affinons chaque rubrique au fil des éditions. L’équipe contribue fortement à la qualité et au renouveau du journal. Nous sommes une petite quinzaine de collaborateurs : Deux rédacteurs principaux (Vincent Vidal et moi-même), cinq chroniqueurs (commerçants, libraires, galeristes) et une équipe d’illustrateurs avec des réguliers. Tous les collaborateurs du journal sont rémunérés, sauf les chroniqueurs commerçants. Le financement du journal est assuré par des annonceurs car nous sommes indépendants et ne recevons aucune subvention. Il m’est déjà arrivé de compléter personnellement le budget d’un numéro pour en assurer sa sortie. Pour pérenniser le financement du journal, nous sommes en train de finaliser la création d’une association. Nous aimerions grâce à elle garantir le financement et donc la survie et la parution régulière de notre journal. Nous communiquerons à ce sujet dans notre prochain numéro.

 

Quelles sont vos ambitions pour le journal Saint-Martin ?
Tout simplement de pouvoir continuer à éditer et distribuer notre beau journal en ayant moins de souci de financement de chaque numéro. Comme vous l’avez compris, chaque numéro est un challenge à financer.

 

Avez-vous rencontré ou rencontrez-vous des difficultés dans ce projet ?
Tenir les délais et arriver à boucler le budget. Mais la motivation de tous les collaborateurs du journal est un superbe moteur !

 

Quand allez-vous publier la prochaine édition et qu’allez-vous y aborder ?
Le prochain numéro devrait sortir en mai et reprendra des idées que nous avions pour le journal qui aurait dû sortir au printemps 2020 : l’économie circulaire et le commerce de seconde main.

 

Pour finir avec une perspective plus générale : Si vous aviez 3 voeux (fous ou pas!) à faire pour les prochaines années pour le 10e et / ou Paris quels seraient-ils ?
Pour le journal : réussir à conserver la périodicité trimestrielle. Pour le 10e : Que le 10e reste le 10e et conserve son côté populaire et mixte qui fait son charme.

 

Lien utile :

JOURNAL DU VILLAGE-SAINT-MARTIN

 

En route vers une revitalisation commerciale du quartier ?

01/05/2021

En route vers une revitalisation commerciale du quartier ?

Photo ©Laurent Delhourme

 

Première victoire pour notre projet, l’ultime décision sera rendue par le vote des parisiens à l’automne. D'ici là, le projet suit le cours des sélections.

 

Nous avons déposé au budget participatif un projet de revitalisation commerciale du boulevard de Strasbourg et du quartier en février dernier.
Notre projet a passé la première étape de sélection, étant jugé recevable par la Mairie !! C’est une première victoire et nous sommes plein d’espoirs, la transformation de notre quartier n’a jamais été aussi concrète.

Le projet est à présent étudié par les services techniques de la Ville pour évaluer sa faisabilité et son coût. 
Cette étude a pour but de détecter d’éventuels obstacles qui empêcheraient sa mise en œuvre.
L’ultime étape, si notre projet est défini réalisable par les services de la ville, sera de remporter le vote des parisiens à l'automne prochain. Nous aurons l’occasion d’en reparler et ne manquerons pas de vous tenir informés !!

Sans attendre, vous pouvez déjà soutenir notre projet ! Nous vous invitons donc à commenter, liker et vous associer au projet. S’associer à notre projet signifie que vous serez informés des changements de statut, des résultats du vote et de la mise en œuvre du projet.

mono-activité : une fatalité ?

30/03/2021

mono-activité : une fatalité ?

Photo ©Laurent Delhourme

 

Notre quartier est, depuis longtemps, durement touché par la mono-activité. Nous avons défini un projet complet de revitalisation commerciale du quartier. Soucieux de le voir aboutir, nous l'avons déposé au budget participatif.

 

Depuis de nombreuses années, le boulevard de Strasbourg et le quartier Château d’Eau sont durement touchés par une mono-activité composée principalement de salons de coiffures, d’ongleries et de magasins de cosmétique.
A la faveur de la crise sanitaire, le phénomène s’est encore développé avec l’installation de commerces de téléphonie, de restauration rapide et d’épicerie. Vécu comme un problème urbain générant de nombreuses nuisances et pollutions (notamment olfactive et sonore), cette mono-activité n’est pas maitrisée. Elle s’étend à présent au-delà de notre quartier et atteint notamment le 3ème arrondissement.
Pour améliorer notre cadre de vie, nous souhaitons diversifier l’activité commerciale du quartier, en favorisant l'installation de commerces de proximité répondant aux besoins des habitants.


Notre quartier est depuis longtemps le repaire de commerçants exploitant leurs travailleurs et utilisant des produits toxiques. Pour inverser cette tendance, nous souhaitons donner la priorité à des commerces respectueux des règles sociales, écologiques et solidaires, sans usage ni vente de produits nuisibles à l'environnement, distribuant des produits respectant l’environnement, issus de l'artisanat ou du commerce équitable et favorisant l’insertion de personnes en précarité sociale.


Quels commerces pour notre quartier ?
Notre projet commercial : un quartier solidaire et écologique !

Alimentation
• Une boulangerie BIO, à la sortie du métro château d’Eau
• Une/des boutique(s) d’alimentation biologique
• Une épicerie solidaire (ex. Nous anti-gaspi)

Cafés & restaurants
• Un comptoir de bières artisanales
• Un bar/tabac de quartier
• Un restaurant de chef réfugiés (ex. La Résidence ou Les Cuistots Migrateurs)
• Un restaurant solidaire, favorisant l’insertion et la réinsertion Professionnelle et Humaine de personnes Handicapées (ANRH) avec une ESAT (ex. Les petits plats de Maurice de l’ESAT Maurice Pilod)
• Un restaurant bio/vegan
• Un salon de thé

Economie circulaire & solidaire
• Un réparateur/ loueur/ vendeur de vélos, de préférence favorisant l’insertion et réinsertion Professionnelle et Humaine de personnes Handicapées (ANRH), en collaboration avec une ESAT (ex. Les petits vélos de Maurice de l’ESAT Maurice Pilod ou Les petits vélos de Tolbiac) ou réparateur (ex. Vélorution)
• Des boutiques solidaires (OXFAM, Croix Rouge, Emmaus Solidaire, Emmaus Alternatives, Emmaux Defi, Secours catholique…)
• Une Friperie (adulte et enfants)
• Une ESAT (artisanat, prestation administrative, nettoyage entretien, services généraux…)
• Une Ressourcerie/ Repair café (atelier de réparation participatif ou solidaire)
• Une Recyclerie Culture
• Une librairie spécialisée/ dédiée au théâtre
• Des ateliers d’artistes et de création
• Une boutique éphémère mise à disposition d’artisans, créateurs… labellisés "fabriqué à Paris"

Divers
• Un salon de beauté bio (ex. BEAUTE BIO…)
• Un centre de santé
• Un fleuriste
• Une jardinerie
• Mobilier et décoration écologiques (ex. Artisans du Monde…)
• Marque de mode labellisées SLOWEARE (ex. Olly, Laines paysannes, by ethics…)

 

Pour mettre en place ce projet commercial nous demandons à la ville de Paris, depuis deux ans, d’entériner la possibilité offerte par la loi de préempter des fonds de commerces ou des baux commerciaux et d’expérimenter un tel dispositif dans notre quartier. Ce dispositif permettrait d’agir plus activement dans notre quartier, en complément de l’acquisition de locaux commerciaux par voie de préemption ou de gré à gré. Il y a en effet peu d’opportunité d’acquisition dans notre quartier. Et les rares opportunités n’ont malheureusement pas abouti.
La clef du succès d’un tel projet est, selon nous, de créer une attractivité commerciale dans le quartier, sans quoi aucun commerce ne sera viable durablement. Cela signifie un investissement massif et une commercialisation des locaux à loyer modéré. Le montant des loyers devant être cohérent avec l’attractivité du quartier.

 

Et la Mairie dans tout ça ?
— Notre maire, Alexandra Cordebard, consciente des nuisances que génère la monoactivité pour les riverains, s’est engagée, pendant la compagne, à mettre fin à la mono activité dans notre quartier, et à mettre en place la préemption de fonds de commerces ou de baux commerciaux.
 — Elie Joussellin, adjoint à la Maire du 10è, en charge du quartier Château d’Eau - Lancry, a porté, lors du conseil d’arrondissement de novembre 2020, un vœu relatif à l’expérimentation de la préemption de baux commerciaux dans notre quartier. Ce vœu a été adopté par la majorité.
 — David Delplanque, conseiller de notre arrondissement en charge du commerce, de l’artisanat et du développement économique, nous confirme qu’Alexandra Cordebard fait de la lutte contre la monoactivité de notre quartier une priorité de ce mandat.

 

A ce jour, la Mairie ne nous indique cependant aucun calendrier de mise en œuvre d'un dispositif de redynamisation commerciale dans notre quartier et aucun budget alloué. Redoutant que la crise actuelle retarde cette promesse et la réalisation de ce projet, nous avons déposé au budget participatif notre projet complet de réhabilitation commerciale et urbaine .
La ville étudie maintenant notre projet, s’il est retenu, il sera soumis aux votes des parisiens à l’automne prochain.
Sans attendre, vous pouvez déjà soutenir notre projet ! Nous vous invitons donc à commenter, liker et vous associer à notre projet. S’associer à notre projet signifie que vous serez informés des changements de statut, des résultats du vote et mise en œuvre du projet. 

 

 Soutenez notre projet ! 

 

 

 

 

plus de poubellle, moins de graffitis

28/03/2021

plus de poubellle, moins de graffitis

Photo ©Laurent Delhourme

 

Améliorer la propreté de notre quartier est un fameux défit ! Nous essayons d’être pragmatiques, pour soumettre des propositions à la Mairie. Résultat des premières actions.

 

La propreté est un vrai enjeu dans notre quartier, comme dans tout Paris.
Nous penchant sur le sujet, nous essayons de trouver des solutions pour soumettre des propositions à la Mairie.

Premier constat : le boulevard de Strasbourg dispose de très peu de poubelles, au regard de sa densité de fréquentation. Il est alors difficile de reprocher aux usagers de ne pas jeter leurs détritus, s’ils n’ont pas de poubelle à disposition.
Nous avons donc considéré qu’il fallait commencer par permettre aux personnes de bonne volonté de trouver facilement une poubelle. Et nous avons demandé à la Mairie de multiplier les poubelles de rues, notamment sur le boulevard de Strasbourg.

Après 2 ans, les poubelles sont enfin arrivées ! Elles se sont multipliées pour prendre place environ tous les 20 mètres, entre le carrefour Strasbourg - Saint-Denis et le passage du désir.
Le haut du boulevard n’a malheureusement pas été doté. Nous avons demandé à la Mairie d’en ajouter entre le passage du désir et le boulevard Magenta, compte tenu du nombre d’épiceries et de commerces de restauration rapide qui se sont installés dans ce secteur. Nous espérons ne pas devoir attendre 2 ans pour voir l’installation de ces dernières poubelles.

Le modèle est le dernier installé dans la ville, définit comme poubelle anti-nuisible, pour lutter notamment contre les rats, et équipé de cendrier pour inciter les fumeurs à y jeter leurs mégots.
Espérons que cet équipement incitera les usagers à adopter des comportements plus exemplaires… En tous cas ils n’auront plus d’excuse.


Deuxième constat : les graffitis, tags, stickers et affiches sont omniprésents dans le quartier.
Ainsi, pendant le confinement de fin d’année dernière, nous avions demandé à la Mairie de profiter de la fermeture des commerces et de la baisse de fréquentation du quartier pour faire une opération de nettoyage des graffitis, des stickers, des affiches… La Marie avait ainsi innové en mettant en place une opération spéciale en 2 week-ends sur le boulevard de Strasbourg et dans le quartier Château d’Eau - Lancry. 
Nous attendons qu’une telle opération soit également réalisée de l’autre côté du boulevard, dans le quartier Saint-Denis – Paradis. La Mairie nous l’a promis, mais nous n’avons pas de délai.


Ce ne sont évidemment que des premiers pas pour améliorer la propreté de notre quartier. Nous sommes conscients qu’il reste beaucoup à faire… 
Nous ne manquons pas d’interpeller la Mairie sur l’état de propreté du quartier. 
La Mairie semble mobilisée. Nous soulignons les efforts et l’engagement, même si la réactivité pourrait être optimisée…

 

votre avis sur l'esthétique de Paris?

27/03/2021

votre avis sur l'esthétique de Paris?

Photo ©Laurent Delhourme

 

L'esthétique de Paris fait débat. La Ville de Paris lance une démarche participative pour construire le Paris de demain. Les parisiens répondent…

 

Par principe, subjective, la beauté fait débat. Celle de Paris n’y échappe pas.
On se souvient du projet de modernisation des kiosques à journaux et plus récemment de la polémique autour des « coronapistes » aux marquages et plots jaunes ou des abris vélos. 
Les changements de mobilier urbain ou de l’espace public font réagir les parisiens… Passionnément ! Paris embellie ou Paris enlaidie, chacun a son avis.

Alors quand la Ville de Paris décide de « créer un manifeste pour une nouvelle esthétique parisienne, pour construire le Paris de demain », elle prévoit une démarche participative, permettant aux Parisiens de donner leur avis.

L’objectif est d’aboutir, fin 2021, à un manifeste qui dotera la ville d'une nouvelle doctrine d'aménagement de l'espace public. « Il mettra en place des règles pour désencombrer l’espace public de son mobilier inutile, intégrer le végétal dans notre paysage, uniformiser les couleurs, les matériaux, les lignes, etc. Bref, une ligne de conduite pour rendre la ville plus harmonieuse », annonce la Mairie.

La démarche participative sera accompagnée de plusieurs événements : consultation citoyenne, organisation de balades urbaines, exposition, ateliers scolaires… 
Ainsi, chacun peut donner son avis sur cette nouvelle esthétique jusqu’au 30 juin sur Idées.Paris .

 

Ce « grand débat » interpelle les parisiens.
Car sans attendre les résultats de la consultation, des concours sont lancés par la ville auprès d’architectes et de designers, concernant du mobilier urbain, notamment des « objets totémiques ». D’aucun s’interrogent : à quoi sert cette consultation si les décisions sont déjà prises ? Que va faire la Mairie de ces résultats ? Pourquoi un « référendum », alors que la ville est protégée par la législation des monuments historiques ? Que veut faire dire la Mairie aux parisiens à travers ce questionnaire (déjà critiqué sur la forme et le fond) ?
Bref, le sujet ne cesse de faire parler.

Deux jeunes parisiens ont lancé un « contre questionnaire » sur l’esthétique parisienne, présenté comme « le vrai manifeste des riverains, voyageurs et amoureux de Paris».
Ils indiquent avoir à ce jour déjà quatre fois plus de réponses que le questionnaire de la Mairie et précisent « plus nous serons nombreux, plus les résultats que nous publierons seront incontestables ». Leur souhait étant que la Mairie entendent les souhaits des parisiens et en tienne compte.
Ce questionnaire disponible ici  est anonyme et « ouvert à tous ».

 

Alors choisissez votre questionnaire ou ne choisissez pas et répondez aux deux. 

 

beau succès de notre premier café-visio !

06/03/2021

beau succès de notre premier café-visio !

Ce samedi 6 mars, nous organisions notre premier café-rencontre en visio, en raison de la crise sanitaire.
Vous étiez plus d’une vingtaine de participants ! Un succès. Merci pour votre présence.

Beaucoup de sujets ont été abordés, notamment le deal, la propreté, la mono activité, le tapage nocturne, la consommation d’alcool et les regroupements sur la voie publique, la sécurité…
Nous avons également évoqué la nécessité de nous rassembler pour être plus représentatif, asseoir notre crédibilité et accroître notre influence auprès des pouvoirs publics.

Merci à tous pour votre intérêt, votre participation et votre adhésion. Votre soutien nous encourage dans notre démarche et notre détermination.


Nous vous retrouverons très bientôt pour un prochain café-rencontre. Pour être tenu informé, inscrivez-vous à notre newsletter.

Une Asso, pour quoi faire ?

24/02/2021

Une Asso, pour quoi faire ?

Photo ©Laurent Delhourme

 

Voilà deux ans que nous étions constitués en collectif, avec pour ambition la réhabilitation de notre quartier et l’amélioration de notre cadre de vie. Nous avons déjà engagé des relations durables et constructives avec les pouvoirs publics. Alors pourquoi se constituer en association ? Quel est vraiment l’objectif ?

 

RÉUNIR
De plus en plus d’habitants souhaitent nous rejoindre et s’engager dans notre quartier. Nous souhaitons rassembler les habitants. Rassembler leurs suggestions, idées, préoccupations pour enrichir notre action.
Il est devenu nécessaire d’organiser notre relation, structurer notre collaboration et faciliter l’adhésion.
Nous voulons également créer du lien social entre les habitants du quartier. Favoriser les rencontres et les échanges entre les habitants, ainsi qu’avec les autres associations locales.
Plus nous sommes nombreux, plus nous sommes représentatifs devant les pouvoirs publics.

 

LÉGITIMER
Le statut d’association nous donne une existence officielle, à savoir une personnalité morale et juridique. Ce n’est pas négligeable. Le dépôt de nos statuts à la préfecture nous reconnaît comme une entité autonome et légitime, avec des droits et des obligations. Tous nos interlocuteurs nous ont encouragés dans cette démarche. Cela nous donne une crédibilité face aux pouvoirs publics. 

 

FORMALISER
D’une part, pour pouvoir accueillir tous les habitants mobilisés. 
D’autre part, pour mener notre action efficacement. 
Enfin, pour sensibiliser aux problématiques et solutions de notre quartier.
Notre organisation prouve notre capacité à fédérer et à nous structurer. Elle vise également à pérenniser notre engagement.
Notre solidarité donne de la force à notre action et accroit notre motivation. Nous souhaitons mobiliser et responsabiliser chaque adhérent sur la vie de notre quartier. Nous devons agir collectivement et chacun à notre niveau. 
Notre mobilisation générale accroit notre influence auprès des pouvoirs publics.


Concrètement, qu’allons nous faire ?

Voici ce qui nous attend au programme cette année :
-    Organiser au moins un événement culturel ou festif
-    Avancer la construction d’un projet d’aménagement du boulevard de Strasbourg et du quartier
-    Suivre nos projets et requêtes auprès des pouvoirs publics :

  • Redynamisation commerciale du quartier
  • Réglementation des horaires d’ouvertures de commerces
  • Retrait de mobiliers urbains du quartier
  • Légiférer les activités et produits d’onglerie et de coiffure
  • Respect de la législation et de la réglementation des commerces

-    Mettre fin aux nuisances et problématiques du quartier
-    Promouvoir l’association


La construction de l’association de notre quartier est lancée… elle n’attend plus que vous !

J’ADHERE

 

 

Notre logo, tout un symbole !

23/02/2021

Notre logo, tout un symbole !

Photo © Cité de l'architecture & du Patrimoine/ Musée des Monuments français

 

Notre identité souligne la richesse historique et culturelle de notre territoire, à réhabiliter.
Le boulevard de Strasbourg, prolongement de Sébastopol, est souvent considéré comme une simple sortie automobile de la ville vers le nord. Notre point de vue est tout autre. Notre regard d'habitant s'oriente vers le centre de Paris, vers ses théâtres, avec la perspective historique du Tribunal de Commerce sur l'île de la Cité. Suggérant l’entrée dans la ville, notre logotype est constitué de deux carrées représentant les très anciens quartiers historiques Saint-Denis et Saint-Martin identifiés par les deux portes. L’axe central symbolise le Boulevard de Strasbourg. Ce trait d'union entre ces deux quartiers est la raison d'être de notre association.
Une autre lecture du logo illustre un rideau de scène  qui s’ouvre sur notre quartier, historiquement celui des théâtres, que l’on veut faire redécouvrir et renaître !
Enfin, les couleurs sont celles de nos fameuses plaques de rues Parisiennes, accompagnées de « l’or » couleur des pierres des Portes de Louis le Grand. Le style graphique est sobre et contemporain. 

En savoir plus sur notre histoire

c'est quoi ce nom à rallonge ?

23/02/2021

c'est quoi ce nom à rallonge ?

Photo ©Laurent Delhourme

 

Un verbe, un point d’exclamation, des noms de rues. Décryptage du nom de notre association. 

Oui c’est un peu long… mais ça s’explique ! Notre association est née sur le Boulevard de Strasbourg. Nous tenions à ce que le boulevard soit l’élément fédérateur du nom de l’association. Au cœur de notre quartier, le Boulevard de Strasbourg en est l’axe central, réunissant les secteurs de la Porte Saint-Denis et de la Porte Saint-Martin. Il offre, depuis la gare de l’Est, une belle perspective vers le centre de Paris, un patrimoine historique et culturel à valoriser ! Mais le Boulevard est également au cœur… de toutes les problématiques de notre secteur. Nous sommes convaincu que la réhabilitation du Boulevard de Strasbourg profitera à l’ensemble du quartier. Les problématiques communes rencontrées par les habitants nous ont rapidement amenés à étendre nos actions à la rue Château d’Eau, puis aux Faubourgs Saint-Denis et Saint-Martin.
 

Aujourd’hui, l’association VIVRE ! Bd de Strasbourg – Fg St-Denis St-Martin couvre les quartiers administratifs de la « Porte Saint-Denis » et de la « Porte Saint-Martin ». Pour que tous les habitants puissent se reconnaître dans le nom de notre association, nous avons souhaité associer les noms des deux faubourgs au nom de l’association. Mais comment synthétiser l’objet de notre action, qui consiste à œuvrer durablement pour améliorer notre qualité de vie ? « VIVRE » s’est naturellement imposé. Le point d’exclamation souligne notre ambition et lui donne un accent tonique. Enfin, le verbe « vivre » fait également référence à un mouvement de plusieurs associations de riverains créées au début des années 2000, qui agissent de manière constructive pour l’amélioration la qualité de vie des Parisiens. Notre association s’inscrit pleinement dans cette même démarche.

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